| Titre : | Végétation et cartographie des mares temporaires du Sétifois Nord de l’Algérie |
| Auteurs : | Yassmina Slimani, Auteur ; Nacira Boulaacheb, Directeur de thèse |
| Type de document : | document électronique |
| Editeur : | Sétif : Universite Ferhat Abbas faculté des sciences de la nature et de la vie Département d’écologie biologie végétale, 2026 |
| ISBN/ISSN/EAN : | E-TH/2581 |
| Format : | 1 vol. (133 p.) / ill. couv. en coul |
| Note générale : | Annexes.Bibliogr. |
| Langues: | Français |
| Catégories : | |
| Résumé : |
Notre étude a pour objectif principal d’inventorier la flore des mares du Sétifois et d’établir un diagnostic de leur état actuel, afin d’analyser leur évolution diachronique et d’évaluer les changements dans l’occupation du sol. Elle s’accompagne également d’une enquête socio-économique menée auprès de la population locale pour comprendre la relation homme–mare.
L’inventaire floristique des mares dans le Sétifois a permis de recenser 139 espèces réparties en 87 genres et appartenant à 35 familles botaniques, avec une forte dominance de la famille des Poacées (19 espèces). Ces espèces sont soit inféodées aux zones humides, soit liées aux milieux terrestres. L’analyse du spectre biologique global révèle une prédominance des hémicryptophytes (70 espèces, soit 50 %). La majorité des espèces recensées appartient à l’ensemble phytochorique septentrional (37 %), tandis que dix espèces sont endémiques. Par ailleurs, sur les 139 espèces inventoriées, 10 sont considérées comme rares et 10 autres figurent dans la liste des espèces végétales non cultivées et protégées en Algérie. Certaines espèces, jusque-là uniquement signalées en Numidie, ont été nouvellement observées dans la région (notamment Elatine alsinastrum L.et Isoetes longissima Bory & Durieu). L’étude a également mis en évidence 18 espèces médicinales. L’analyse diachronique, couvrant la période 2010-2023, met en évidence une régression significative de la superficie de certaines mares, à l’image de la mare d’Oum Lamouadjne qui est passée de 11840.28 m² en 2010 à 8329.805 m² en 2023, conséquence directe des pratiques humaines telles que l’agriculture, le pâturage, le drainage, le comblement, piétinement, l’abreuvement du bétail et la pollution. L’évolution d’occupation du sol dans les communes d’Ain Abbassa et Ain ElKebira montre une diminution dans la superficie des mares. Cette dynamique s’explique principalement par les sécheresses récurrentes et la variabilité climatique, qui réduisent la durée d’inondation, ainsi que par les pressions anthropiques, notamment l’urbanisation et l’agriculture, qui entraînent la modification ou la disparition de certains sites. L’analyse diachronique de l’indice NDWI de ces régions entre (2007- 2025) met en évidence une régression progressive des surfaces en eau. L’enquête socio-économique révèle que les mares constituent des milieux riches en ressources et fournissent de multiples services aux populations locales, notamment le pâturage, l’agriculture, l’approvisionnement en eau et les plantes médicinales. Toutefois, la perception de ces milieux est fortement influencée par le statut foncier : la majorité des usagers, étant des propriétaires privés, considèrent les mares comme des ressources en libre accès, ce qui accentue leur vulnérabilité face aux pressions anthropiques et aux changements climatiques. D’où la nécessité de mettre en place des mesures de conservation et d’élaborer des textes législatifs visant à protéger durablement ces écosystèmes fragiles. |
| Côte titre : | E-TH/2581 |
| En ligne : | https://repository.univ-setif.dz/bitstreams/eee7346c-0e2f-49bc-a2bc-c99edc11d27f/download |
Exemplaires (1)
| Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| E-TH/2581 | كتاب | Bibliothèque centrale | Disponible |
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