Marqueurs moléculaires et immunologiques du cancer du col de l’utérus
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Setif 1 University - Ferhat ABBAS , Faculty of Nature and Life Sciences
Abstract
Cervical cancer is caused mainly by a sexual transmited infection whose origin is human papillomavirus (HPV) but other factors are necessary for the appearance of this kind of cancer. Early screening of precancerous lesions remains the best option for fighting against this disease. This screening relies primarily on Pap smear test, but it has a weak sensitivity. For this purpose, much efforts have been expended to develop new biomarkers in the field of detection and diagnosis of cervical cancer. In this present study, during the 2013-2017 period, 16461 cervical smears were performed in the wilaya of Sétif. More than 90% of smears are of a good quality. Women aged between 40-45 years are the most screened. In the laboratory, we have used tests based on immunohistochemistry to detect biomarkers of this cancer. We have evaluated Bcl-2 and p53 expression levels in squamous cell carcinoma (SCC) and adenocarcinoma (ADC) of the cervix. The results show that about 61,04% of cases were Bcl-2 positive expressed, while only 24,68% of these cases had p53 positive expression in SCC. The Bcl-2 and p53 expression was weak in ADC. The expression of these two proteins was not significant (p > 0.05) in SCC. The expression level of p16 ; Ki-67 ; MCM2 and TOP2A proteins was also evaluated at different stages of cervical cancer. We also looked for types of HPV circulating in our region. The results show that the positive expression of p16 ; Ki-67 and MCM2 is high in the advanced stages of cervical cancer. This expression is correlated with HPV-HR infection (p < 0.05). As conclusion, the results obtained in this study show that the Bcl-2 protein may be considered as a detection biomarker for the SCC and that p16 ; Ki-67 and MCM2 proteins may be considered as biomarkers for the detection of advanced stages of cervical cancer
Description
Le cancer du col de l’utérus est causé principalement par une infection sexuellement transmissible dont l’origine est le papillomavirus humain (HPV) mais d'autres facteurs sont nécessaires à l'apparition de ce type du cancer. Le dépistage précoce des lésions précancéreuses repose principalement sur le frottis cervico-utérin (FCU) qui reste la meilleure option pour lutter contre cette maladie, mais ce test manque de sensibilité. À cet effet, beaucoup d’efforts ont été déployés pour déterminer de nouveaux biomarqueurs dans le domaine de détection et du diagnostic du cancer du col de l’utérus. Dans la présente étude, et durant la période 2013-2017, un nombre de 16461 FCU a été réalisé au niveau de la wilaya de Sétif. Plus de 90% des frottis étaient de bonne qualité. Les femmes âgées entre 40-45 ans étaient les plus dépistées. Des tests d’immunohistochimie ont été utilisés au laboratoire afin de détecter des marqueurs de ce cancer. Les taux d’expression des protéines Bcl-2 et p53 dans le carcinome épidermoïde (CÉ) et l’adénocarcinome (ADC) du col de l’utérus ont été évalués. Les résultats montrent que environ 61,04% des cas ont montré une expression positive de Bcl-2, alors que seulement 24,68% des cas ont montré une expression positive de p53 dans le CÉ. L’expression positive de Bcl-2 et p53 était faible dans les ADC. L’expression de ces deux protéines n’a pas été significative dans les cas du CÉ (p > 0.05). De même, le taux d’expression des protéines p16 ; Ki-67 ; MCM2 et TOP2A dans des différents stades du cancer du col de l’utérus a aussi été évalué. D’autre part, le test HPV a été utilisé pour identifier les types d’HPV circulants dans notre région. Les résultats montrent que le taux positif de l’expression des protéines p16 ; Ki-67 et MCM2 est élevé dans les stades avancés. Cette expression a une corrélation avec l’infection par les virus HPV à haut risque (p < 0.05). En conclusion, les résultats obtenus dans cette étude montrent que la protéine Bcl-2 pourrait être considérée comme un biomarqueur de détection pour les CÉ et que les protéines p16 ; Ki-67 et MCM2 pourraient être considérées comme des biomarqueurs de détection des stades avancés du cancer du col de l’utérus.
